Le stage E.N.T . a eu lieu le 1er décembre ; il était animé par Jean-François Clair, militant du SNES national et responsable du groupe T.I.C.E.

Les T.I.C.E. font de plus en plus partie intégrante de notre travail et beaucoup de questions se posent quant à leur usage. Il y a une prise de conscience européenne et internationale quant à la liberté par rapport à l’informatique : les « CNIL » se développent partout.

Qu’est-ce qu’un E.N.T.?

C’est un ensemble de briques logicielles dont chacune a des objectifs bien définis. Un E.N.T. permet avant tout de faire des tâches administratives : gestions des absences, édition des bulletins, réservations de salles...Tous les E.N.T. reconnus par le ministère et donc par les académies doivent correspondre à un schéma directeur des E.N.T. On doit donc être garanti au niveau de la sécurité. Il y a personnalisation et paramétrage possibles des E.N.T.

Le cahier de texte numérique peut être intégré dans un E.N.T.

Lors de l’installation du cahier de texte numérique, un certain nombre de points doivent être vérifiés :

-  Un parent doit avoir un seul mot de passe pour tous ses enfants. Ce sont des recommandations ministérielles ;

-  Personne d’autre que nous n’a le droit d’écrire dans notre cahier de texte ;

-  seuls le chef d’établissement et son adjoint doivent avoir accès à tous les cahiers de texte ;

-  Toute une équipe pédagogique doit pouvoir accéder au cahier de texte de la classe pour éviter par exemple de donner trop de travail le même jour ;

-  C’est le chef d’établissement qui valide les autorisations d’accès : tous les profs d’une même équipe pourraient s’autoriser à regarder leur cahier de texte ;

-  Il faut donner aux parents d’élèves l’accessibilité à un poste pour consulter le cahier de texte.

Rien dans la circulaire ne précise que les inspecteurs peuvent y avoir accès. Il faut cependant un accès à la demande de l’inspecteur.

Comment un E.N.T. arrive dans un établissement ? Comment doit-il se mettre en place ?

Le Rectorat le décide, la collectivité le paie. Un appel d’offre est alors lancé : un pour l’E.N.T. et un pour les machines qui vont l’héberger. Les données de l’E.N.T. sont des données de l’État.

Le CE crée un fichier de données et doit le déclarer à la CNIL. Sconet est le début du fichage de tous les individus de France. La CNIL a de gros problèmes avec le MEN car Sconet qui devient en soi un E.N.T. centralise toutes les données. La CNIL a édité un fascicule téléchargeable en PDF où toutes les règles et démarches sont rappelées.

Un certain nombre de problèmes des pratiques sont liés aux E.N.T. : il faut donc être très vigilant.

Chaque année, le CA doit informer de la mise en place des E.N.T. car il y a des nouveaux chaque année.

-  Il faut rappeler qu’il y a un système de suivi des données personnelles ;

-  Le CA doit voter la charte informatique. Les parents doivent être informés de leurs droits et des limites. Les conditions générales de l’E.N.T. sont légales et obligatoires. La charte d’utilisation ne l’est pas, on n’est pas obligés de s’y conformer si elle n’a pas été votée en CA. Les personnels de l’éducation nationale ne sont pas obligés de la signer : en tant que fonctionnaires on est tenu de respecter la loi. Les non titulaires devraient donc en théorie la signer car ils ne sont pas fonctionnaires ;

-  Il faut un comité de pilotage local faisant l’objet d’un réel consensus lors de l’installation de l’E.N.T. afin de définir des priorités, suivre sa mise en place... il est dissout quand l’E.N.T. est vraiment mis en place. Des représentants des parents d’élèves et des élèves peuvent y participer. ;

-  Toute mise en place doit faire l’objet d’une vraie formation.

Un chef d’établissement ne peut nous reprocher de ne pas ouvrir notre courrier électronique. Il ne peut nous surveiller en ligne.